.Ton mal est le mien, je te l'ai acheté de moitié pour que tu souffres moins.__________________________________________________________..

.Ton mal est le mien, je te l’ai acheté de moitié pour que tu souffres moins.__________________________________________________________..
Tu aurais dû ressentir en toi une nouvelle perception, un nouveau regard, avide de savoir, grandissant & cherchant en toi c'que jamais il ne trouvera. Tu refusas d'y croire, retenant physiquement c'qui n'avait pas sa place en toi, c'que tu n'voulais pas voir, qui n'aurait jamais dû être là. Être là. Nous ne verrons plus jamais à deux, débarrassés d'une incision à la lame, l'extraction aura quand même lieu. Des hurlements stridents emplissant ton âme, laissant tes yeux secs, pas une larme. Lui, sorti de cet antre imprégnée d'alcool, de fumée, déjà maculé de ton sang impur, sa première sensation se pesant comme une vision, une impression, la folie derrière les murs. Tu ne lui donneras jamais le sein, tout ce qui pouvait te raccrocher à lui n'était rien, laissant cette graine jetée à terre inconsciemment se développer comme la gangrène ne pensant pas que par l'enfance, la vie d'un être est déterminée. Tu devais pourtant incarner le lien viscéral entre l'infini et la vie, entre ce ventre céleste & son contenu maudit. Sais-tu c'que peut être une vie à subir, nourrie aux racines d'un amour létal, croire que tu vas venir? Cris, violence & non-respect de l'être ne peuvent amener qu'au mal de vivre, à une ranc½ur amère, toujours aussi présente. Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jour un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perd. Plonges tes mains dans mes larmes blanches, nages au sein d'une volute d'abominations, de laideur, de carnage. Goûtes dans ma bouche l'arôme amer de l'ennui. Toutes ces tortures qui hantent mes nuits. Entends de mon ouïe ces notes mélancoliques, mes grincements de dents, cette musique symbolique. Regardes dans mes yeux une vision troublée du vrai visage de l'homme angoissant, torturé. Touche de mes mains tes joues humides. Une douce peau parfumée qui finira putride. Ressents ce liquide qui frappe tes tempes, rougit mes yeux, mais pourtant alimente le c½ur du nourrisson comme celui du vieux, t'épousant dans la chair, les bosses, les creux. Tu peux le percevoir, le sentir ruisseler, c'n'est plus la peine de croire. Non, je ne peux pas oublier! Non, je ne veux plus oublier! Un déséquilibre profond flotte en moi, écarquillé, vitreux. Je dois être déchirée, je ne sais plus vraiment c'que j'fais. Ta gueule est tuméfiée. Que dire, pas grand chose, tout ça devait arriver. L'important au fond c'est de crever l'abcès, hurler, extérioriser, en morceaux t'enterrer. Le sang épais & chaud galvanise mes mains. Mon c½ur, par terre, emprunte le chemin qui mène à l'horreur d'une excitation morbide, les yeux brillants, le regard matricide. Ce soir, tu m'as menti encore une fois... Tu avais dit que tu rentrerais tôt. Mais la terre dans ta gorge me laisse croire que, maintenant, tu ne rentreras plus.
Je construit des abysses, c'est si beau, quand c'est au fond de ta peau. Que je l'aime, ton doux regard qui plisse... C'est si beau... quand je défonce ton cerveau.


Eths.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 09:16

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 18:29

..J'aurais dû ressentir la détresse dans ta chute, ce déniement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit. Je comprend, ressens l'addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m'attire vers toi. Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main, ses écrits qui finalement remplaceront tes cris....

..J’aurais dû ressentir la détresse dans ta chute, ce déniement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit. Je comprend, ressens l’addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m’attire vers toi. Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main, ses écrits qui finalement remplaceront tes cris....
J'aurais aimé ralentir les battements de son coeur pour qu'il trouve enfin calme et sérénité
Dillater ses pupilles en croisant son regard, j'ai été créée pour l'obnubiler, le porter à la force de mon pouvoir extasique
Que chacun de mes baisers lui pique les lèvres comme l'aiguille pique le creux de son coude, puis l'emporte dans une valse interminable au clair de lune
Voir la même lueur dans ses yeux lorsqu'il me regarde que le reflet de la flamme sur ses pupilles lorsqu'il ébouillante la précieuse mixture
Le rendre fou de moi, celle qui traverse tout son corps à partir d'un minuscule point d'entrée
L'empêcher de se passer de moi, demeurer inoubliable et obsessive
Qu'il soit prêt à tout pour m'incorporer toujours plus à son liquide vital
Etre celle qui meurt dans ses veines pour lui offrir ne serait-ce qu'un instant d'évasion
Etre la raison de ses inspirations, expirations



+La seule qui+
+ parvient à +
]glisser sous .
+ll.+sa peaulll++


La seringue est vide, injecte de l'air, du vide, le néant. Ici c'est l'héroïne qui aime son usager, ici c'est elle qui ressent le manque, le besoin, les tremblements. Ici l'héroïne perd son pouvoir sans son héros, qui la tient entre ses doigts, mais lui montre bien qu'elle ne lui est pas aussi indispensable qu'il ne l'est pour elle. L'héroïne fait disparaître les douleurs de ses consommateurs, aussi bien physiques que psychiques. Ironie, elle n'est pas capable de s'occuper de son mal.







"J'ai si peur de le perdre que j'ai vomi ma vie dans la sienne. J'ai puni mon coeur par le feu de la géhenne. Entre deux nausées: l'instant sourd." Eths

# Posté le jeudi 16 avril 2009 03:14

Modifié le vendredi 17 avril 2009 00:38

DARK ROMANCE

DARK ROMANCE

La photo, un passe-temps, enfin un peu plus quand même.

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# Posté le jeudi 25 décembre 2008 17:06

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 22:53

QUAND ON NE CONTRÔLE PLUS SON CORPS

QUAND ON NE CONTRÔLE PLUS SON CORPS

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# Posté le mercredi 19 novembre 2008 16:08

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 16:08